Les oiseaux rares d'AéroConstellation
Des dizaines d’oiseaux, dont des migrateurs rarement observés dans la région, nichent à 100 mètres de l’usine Jean-Luc Lagardère. Savez-vous que deux ou trois fois par semaine des ornithologues rôdent à une centaine de mètres de l’usine Jean-Luc Lagardère sur le site d’AéroConstellation ! Et ils ne sont pas là pour regarder l’A380!
En effet le creusement presque au pied de l’usine,(entrée Nord de la zone) de deux grands «bassins d’orage» destinés à recueillir les eaux de ruissellement a eu pour conséquence inattendue de créer un écosystème étonnant et rare dans la région. En trois ou quatre ans, les bassins nommés aussi «Water ways» comme les canaux de drainage qui sillonnent la zone, ont été colonisés par des plantes. Le commun des mortels y verra des roseaux mais il s’agit de typhas. La suite logique de cette colonisation était constatée au printemps dernier par les ornithologues : des oiseaux et en particulier des migrateurs rares et des espèces hivernantes sont arrivés.
La mouette et la marouette
Le site est suivi depuis plus d’un an par Cédrick Marchal de l’association «Nature Midi-Pyrénées» qui vient régulièrement observer son évolution. L’intérêt pour l’ornithologue est dans les espèces rares qui se sont installées ou font escale : la rémiz penduline, le phragmite des joncs, la gorge bleue à miroir et encore plus intéressant pour le spécialiste, la marouette ponctuée que l’on n’a pas observée depuis 20 ans en Haute-Garonne.
Dernière arrivée : la mouette rieuse, beaucoup plus commune, tournoie en permanence au dessus des bassins et commençait à couver à la fin du mois d’avril. Au ras de l’eau et plus faciles à observer, on trouve le canard colvert, la poule d’eau, le grèbe castagneux, la bécassine des marais, la sarcelle ou l’aigrette garzette. Une condition pour que ce retour ne soit pas éphémère : ne pas les déranger quand ils nichent, c'est-à-dire au printemps.
Le site est suivi depuis plus d’un an par Cédrick Marchal de l’association «Nature Midi-Pyrénées» qui vient régulièrement observer son évolution. L’intérêt pour l’ornithologue est dans les espèces rares qui se sont installées ou font escale : la rémiz penduline, le phragmite des joncs, la gorge bleue à miroir et encore plus intéressant pour le spécialiste, la marouette ponctuée que l’on n’a pas observée depuis 20 ans en Haute-Garonne.
Dernière arrivée : la mouette rieuse, beaucoup plus commune, tournoie en permanence au dessus des bassins et commençait à couver à la fin du mois d’avril. Au ras de l’eau et plus faciles à observer, on trouve le canard colvert, la poule d’eau, le grèbe castagneux, la bécassine des marais, la sarcelle ou l’aigrette garzette. Une condition pour que ce retour ne soit pas éphémère : ne pas les déranger quand ils nichent, c'est-à-dire au printemps.
Une roselière
Autre constat intéressant fait par les observateurs : l’eau des bassins est propre. En effet les typhas stoppent la pollution par les métaux lourds et les pesticides. Paradoxalement, c’est bien un coin de vraie nature qui a été miraculeusement créé sur AéroConstellation. Il devrait évoluer selon un cycle connu. Dans deux ou trois ans, les typhas seront remplacés par les roseaux. Le lieu prendra alors le joli nom de roselière. Selon les spécialistes il n’y a pratiquement plus aucune roselière en Midi Pyrénées susceptible d’attirer les espèces observées ici.
Autre constat intéressant fait par les observateurs : l’eau des bassins est propre. En effet les typhas stoppent la pollution par les métaux lourds et les pesticides. Paradoxalement, c’est bien un coin de vraie nature qui a été miraculeusement créé sur AéroConstellation. Il devrait évoluer selon un cycle connu. Dans deux ou trois ans, les typhas seront remplacés par les roseaux. Le lieu prendra alors le joli nom de roselière. Selon les spécialistes il n’y a pratiquement plus aucune roselière en Midi Pyrénées susceptible d’attirer les espèces observées ici.